Adoration du Père ET du Fils !



1 – Adoration du Père seul ?

Questions et réponses p. 19


QUESTION : 


Est-il correct d’adorer le Seigneur Jésus, ou bien devons-nous n’adorer que Dieu le Père au nom du Seigneur ?


RÉPONSE : 






Le Seigneur Jésus, notre Rédempteur, est autant l’objet de notre adoration que le Père. C’est la volonté du Père et le but des voies de Dieu avec le hommes que « tous honorent le Fils comme ils honorent le Père », et le Seigneur Jésus ajoute : « Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé » (Jean 5:23).



Si nous n’honorons pas le Seigneur Jésus, nous n’honorons pas non plus le Père. Empêcher l’adoration qui revient au Fils de Dieu de la part des hommes, cela a toujours été, et reste encore ce à quoi Satan s’efforce. Il accepte qu’on parle beaucoup du « Père », comme s’Il était le père de tous les hommes, mais il laisse le « Fils » de côté. Or le Père ne reconnaît comme adoration que celle qui s’adresse aussi en même temps à Son Fils ; car seul « celui qui confesse le Fils, a aussi le Père » (1 Jean 2:23).


Non seulement il n’y a aucune rivalité d’aucune sorte entre les personnes divines (comme nous, les hommes, nous nous le représentons quelquefois dans notre folie), mais c’est même l’intention déclarée de Dieu que le Filsdevenu homme soit adoré. Quand le Sauveur était sur la terre, beaucoup de gens qui avaient été guéris par Lui d’une manière ou d’une autre, Lui ont rendu hommage, prosternés, et L’ont adoré. Le leur a-t-Il jamais défendu ? Non, jamais. Lui, le Fils de Dieu, reçoit l’hommage des hommes comme quelque chose de normal, et même comme quelque chose qui Lui revient, et il en est encore ainsi aujourd’hui du fait qu’Il est dans le ciel à la droite de Dieu.


Quand Dieu introduit le Premier-né dans la création (l’application peut en être faite aussi bien à la première qu’à la seconde venue du Seigneur sur la terre), Il ordonne : « que tous les anges de Dieu lui rendent hommage » (Héb. 1:6). Les anges adorent donc le Fils : ne devrions-nous pas en faire autant ?


Au-delà de la question précise posée, remarquons que le Seigneur Jésus n’est pas seulement l’objet de notre adoration, mais nous pouvons par-dessus tout nous adresser à Lui dans la prière. Étienne, le premier martyr chrétien, alors qu’il était en train d’être lapidé par ses ennemis, Lui a adressé directement sa prière poignante : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! ». Ses dernières paroles Lui ont également été adressées : « Seigneur, ne leur impute point ce péché » (Actes 7:59, 60). Paul aussi, a supplié trois fois le Seigneur au sujet de son écharde dans la chair (2 Cor. 12:8). Le Seigneur Jésus Lui-même enseignait à ses disciples de supplier le « Seigneur de la moisson » (c’est-à-dire Lui-même) pour qu’Il pousse des ouvriers dans Sa moisson (Matt. 9:38 ; Luc 10:2). Et au sujet des « sanctifiés dans le christ Jésus, saints appelés », il est dit qu’« en tout lieu ils invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre » (1 Cor. 1:2).


Nous voyons par tout cela qu’il ne serait pas bon, et même contraire à l’Écriture , de ne pas adorer le Seigneur Jésus, ou de refuser par principe de Lui adresser des prières. N’est Il pas « Dieu béni éternellement » (Romains 9:5) ?



 
2 – Adoration du Seigneur Jésus

Questions et réponses p. 21


QUESTION :


On m’a récemment reproché d’adorer Christ, alors qu’il est expressément dit dans la Bible que nous devons adorer le Père. Existe-t-il un passage qui déclare que nous pouvons (déjà maintenant) adorer le Seigneur Jésus ?


RÉPONSE :


 


En Jean 4, le Seigneur Jésus ne mentionne pas seulement l’adoration du Père, mais Il parle aussi immédiatement après, de l’adoration de Dieu comme tel : « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui L’adorent [c’est-à-dire adorent Dieu], L’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4:24). Dans l’adoration de Dieu, l’adoration du Seigneur Jésus est aussi inclue, car Il est le Fils de Dieu — Dieu, le Fils. Il est si parfaitement un avec le Père (Jean 10:30) que tout ce qui appartient au Père, appartient aussi au Fils, et réciproquement (Jean 17:10) ; et que l’on ne peut pas avoir le Père, si on nie le Fils (1 Jean 2:23). En Tite 2:13, il est parlé de la gloire de « notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » — ce qui est une description de la personne et de la nature de Christ que Pierre aussi utilise au début de sa seconde épître (1:1) : Jésus Christ est « notre Dieu et Sauveur ». Combien cela nous réjouit !


Il est incontestable que le Seigneur Jésus est Dieu, vrai Dieu et vrai homme dans une même personne. Tous ceux qui possèdent la vie divine et qui « demeurent dans la doctrine du Christ » (2 Jean 9), maintiennent cela par la foi. Or puisqu’Il est Dieu, Il a droit à l’adoration de la part de l’homme, Sa créature. Même dans Son séjour sur terre sous une forme humaine, Il a été à plusieurs reprises adoré par des hommes, sans la moindre objection de Sa part (cf. Matthieu 2:11 ; 8:2 ; 9:18 ; 28:9 ; Jean 20:28). Quand Jean a vu le Seigneur Jésus à Patmos sous la forme d’un juge, il est tombé à Ses pieds comme mort (Apoc . 1:17), et le Seigneur l’a encouragé. Mais quand plus tard il est tombé deux fois aux pieds de l’ange qui lui montrait « ces choses », pour lui rendre hommage, l’ange le lui a résolument défendu en disant : « Garde-toi de le faire ; je suis ton compagnon d’esclavage et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus : rends hommage à Dieu » (Apoc . 19:10 ; 22:8-9).


En Hébreux 1, Dieu lui-même s’adresse à son Fils en Le désignant par le terme de « Dieu » : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles » (Héb. 1:8), et deux versets plus haut Il ordonne aux anges au sujet de Son Fils : « et que tous les anges de Dieu lui rendent hommage ». Cela se réfère certainement à un temps encore futur, au millénium, lorsque Dieu « introduit le Premier-né dans le monde habité ». Or ce qui sera alors approprié, l’est aussi aujourd’hui. Dieu a toujours eu la pensée que son Fils soit honoré. Nous trouvons cela partout dans le Nouveau Testament. Et voici les paroles du Fils : « …afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé » (Jean 5:23).


Il n’y a donc rien d’étonnant à trouver dans beaucoup de passages du Nouveau Testament des doxologies, des louanges rendues à Dieu, qui s’appliquent en partie directement au Seigneur Jésus. L’apôtre Pierre termine sa seconde épître avec une telle doxologie : « mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen ». Et quand l’apôtre Paul parle de Christ issu d’Israël selon la chair, il éclate soudain en adoration envers cette Personne bénie, qui est infiniment plus qu’un homme, « … qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! » (Rom. 9:5).


Si quelqu’un veut nous dissuader d’adorer notre Rédempteur et notre Seigneur, il n’y en a qu’un qui peut se tenir là-derrière : Son grand adversaire, le diable. Revenons encore un peu sur le passage de 1 Jean 2 : Les hommes incrédules parlent souvent de Dieu, et de temps en temps même du Père, mais ils veulent éviter le Fils. Cela manifeste seulement qu’ils n’ont pas la vie divine. Car Dieu n’accepte pas un hommage qui n’englobe pas en même temps Son Fils Jésus Christ. Le Fils est le chemin vers le Père ; personne d’autre ne l’est (Jean 14:6), et celui qui n’a pas le Fils, n’a pas non plus le Père. Mais celui qui confesse le Fils, a aussi le Père. Privilège immense !


Christian Briem


Traduit de l’allemand « Antworten auf Fragen zu biblischen Themen » = Réponses à des questions sur des thèmes bibliques, édité par Christliche Schriftenverbreitung , Hückeswagen , 2005. ISBN 3-89287-088-8