La liaison entre la connaissance de Dieu et la marche pratique

Il est un principe de base de la vérité, que dans la mesure selon laquelle Dieu est exalté et révéré dans nos pensées, notre marche ici-bas sera formée en accord avec ce qu’Il aime et enjoint ; en d‘autres termes, il y a un lien moral intense entre notre appréciation de Dieu et notre conduite morale. Si nos pensées relativement à Dieu sont basses, bas sera le niveau de notre marche chrétienne ; si elles sont élevées, le résultat sera en conséquence. Ainsi, lorsque les  Israélites, au pied du mont Horeb, « changèrent leur gloire en la figure d’un bœuf qui mange l’herbe, » les paroles du Seigneur furent, « Ton peuple, que tu as fait monter du pays d’Egypte, s’est corrompu. » Remarquez bien ces mots « s’est corrompu. » Ils ne pouvaient pas en être autrement lorsqu’ils laissèrent leurs pensées sur la dignité et la majesté de Dieu aller si bas, jusqu’à imaginer, pour un moment, qu’Il était semblable à un bœuf qui mange l’herbe.L’enseignement de Romains 1 est similaire. Là, l’apôtre nous montre que la raison de toutes les abominations des nations païennes doit être recherchée dans le fait, que « ayant connu Dieu, ils ne le glorifièrent point comme Dieu, » ainsi elles aussi se sont corrompues. Ceci est un principe d’une grande étendue pratique que si nous essayons de diminuer Dieu, nous devons nécessairement nous avilir nous-mêmes ; et en cela il nous est fourni une clé d’interprétation de toutes les religions. Il y a un lien indissociable entre le caractère des dieux de toute religion et le caractère des caprices de ceux-ci, et l’Eternel rappela constamment à Son peuple le fait que leur conduite devait être la conséquence de ce qu’Il était. « Je suis l’Eternel ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte ; c’est pourquoi, » etc., « soyez saints car moi je suis saint. » Et les paroles qui nous sont adressées par l’Esprit sont similaires : « Et quiconque a cette espérance en lui se purifie comme Lui est pur. »Référence des passages cités :

Psaume 106. 20 ; Exode 32. 7 ; Romains 1. 21 ; Deutéronome 13. 10 ; Lévitique 19.2 cité en 1 Pierre 1. 16 ; 1 Jean 3. 3



Charles Henry Mackintosh

 

(Traduit par Arnold Roy)