Louer Dieu sans faire du bien aux hommes ?

« Nous devons clore cet article par un rapide coup d’œil sur l’autre aspect du service chrétien. Si c’est notre privilège de louer et bénir Dieu continuellement, c’est également notre privilège de faire du bien aux hommes. « Mais n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir ». Nous traversons un monde de misère, de péché, de mort et de chagrin. Nous sommes entourés de cœurs brisés et d’esprits abattus, si seulement nous voulions leur prêter attention.

Oui ; c’est ici le point ; si seulement nous voulions leur prêter attention. Cela nous est facile de fermer les yeux sur de telles choses, de se détourner – d’ « oublier » qu’il y a – de telles choses toujours à notre portée. Nous pouvons être assis dans notre confortable fauteuil, et spéculer sur la vérité, la doctrine, et la lettre de l’Ecriture ; nous pouvons débattre les théories du Christianisme, et couper les cheveux en quatre au sujet de la prophétie ou des dispensations, et, cependant, faillir honteusement dans l’accomplissement de notre grande responsabilité comme chrétiens.

Nous sommes en grand danger d’oublier que le Christianisme est une réalité vivante. Ce n’est pas un recueil de dogmes, un certain nombre de principes garnissant un fil de divinité systématisé, que les personnes non converties peuvent tenir du bout de leurs doigts. Ce n’est pas non plus un recueil d’ordonnances à observer, dans un formalisme froid, par des professants sans vie et sans cœur. Non ; le Christianisme est vie – vie éternelle – vie implantée par le Saint Esprit, et exprimée dans ces deux formes bénies sur lesquelles nous nous sommes entretenus, à savoir : louer Dieu et faire du bien aux hommes. Telle était la vie de Jésus quand Il a foulé le sol de cette terre. Il vivait dans une atmosphère de prière et de louange; et Il allait son chemin en faisant du bien.

Et Il est notre vie, et Il est notre modèle sur lequel la vie est formée. Le chrétien devrait être l’expression vivante de Christ, par la puissance du Saint Esprit. Ce n’est pas une simple question de conduite appelée vie religieuse, qui se résume très souvent en une série de devoirs fastidieux qui ne produisent ni « louange » à Dieu ni un atome de « bien » aux hommes. Il doit y avoir la vie, sinon tout est parfaitement vain. « Le royaume de Dieu n’est pas manger et boire, mais justice et paix et joie dans l’Esprit Saint. Car celui qui en cela sert le Christ est agréable à Dieu et approuvé des hommes ». Romains 14 : 17,18.

Bien-aimé lecteur chrétien, appliquons nos cœurs avec ardeur à l’examen de ces grandes vérités pratiques. Soyons des chrétiens non pas de nom seulement mais en réalité. Ne soyons pas distingués comme simples dispensateurs de « vues » particulières. Oh ! Combien vaines sont les vues ! Combien totalement sans profit sont les discussions ! Combien lassantes les disputes de mots théologiques. Ayons la vie, la lumière, et l’amour. Ces choses sont célestes, éternelles, divines. Tout le reste est vanité. Combien, dans ce monde de leurre, nous aspirons à la réalité, à la présence de pieux penseurs et de sérieux ouvriers dans ce monde de superficiels causeurs ! »

C.H.M.
Traduit par Arnold R.