Pourquoi sommes-nous quelquefois abattus ?

Pourquoi sommes-nous quelquefois abattus ? Pourquoi nous lamentons-nous ? Pourquoi entend-on, au milieu de nous, des paroles de mécontentement et d’impatience plutôt que des chants de louange et de reconnaissance ?

Simplement parce que nous permettons aux circonstances de nous voiler Dieu, au lieu de l’avoir pour parfait abri de nos yeux et pour parfait objet de nos coeurs.

Enfin, demandons-nous pourquoi nous négligeons si déplorablement de nous établir fermement dans notre position d’hommes célestes ? — de prendre possession de ce qui nous appartient comme chrétiens, de l’héritage spirituel et céleste que Christ nous a acquis, et dans lequel il est entré comme notre précurseur ? Un seul mot définit cet obstacle : l’incrédulité !

La Parole inspirée déclare au sujet d’Israël, que : « Ils n’y purent entrer [en Canaan] à cause de l’incrédulité » (Héb. 3:19).

Il en est ainsi de nous. À cause de notre incrédulité, nous ne pouvons pas entrer dans notre héritage céleste — nous ne pouvons prendre possession, en pratique, de notre véritable portion — nous ne pouvons pas marcher, de jour en jour, comme un peuple céleste, qui n’a aucune place, aucun nom, aucune portion sur la terre — rien à faire avec ce monde, si ce n’est d’y passer comme des étrangers et des pèlerins marchant sur les traces de Celui qui nous a précédés et qui a pris sa place dans les cieux. Parce que la foi n’a pas d’énergie, les choses visibles ont plus de puissance sur nos coeurs, que celles qui ne se voient pas.

Oh ! que le Saint Esprit fortifie notre foi, donne de l’énergie à nos âmes et nous conduise en toutes choses, afin que nous soyons trouvés non seulement parlant, mais vivant de la vie du ciel, à la louange de Celui qui nous y a appelés dans sa grâce infinie.


CHM